dimanche 17 février 2008

Le Kosovo est maintenant le 49e pays d'Europe

Source : Hürriyet | 17/02/2007

Aujourd'hui, le 17 février à 15 heures (CET), le Kosovo est devenu le 49e pays d'Europe. Le Kosovo a déclaré son indépendance. 51 pays ont annoncé reconnaître le nouvel Etat.

Le rêve des Kosovars s'est enfin réalisé. Aujourd'hui, le 17 février à 15 heures, le Kosovo a déclaré son indépendance. L'Europe est maintenant composée de 49 pays. 51 pays, parmi lesquels la Turquie et les Etats-Unis, ont annoncé reconnaître le nouvel Etat. Parmi les pays ayant annoncé qu'ils ne le reconnaitraient pas, on compte la partie grecque de Chypre, l'Espagne et la Roumanie.

La déclaration d'indépendance du Kosovo, et sa reconnaissance par de nombreux Etats, fait forcément penser à la RTCN (République Turque de Chypre). C'est surtout la Russie qui a insisté sur ce fait. Le président russe, Vladimir Poutine, a mis lourdement la pression à l'UE et aux Etats-Unis la semaine dernière. Le président russe qui a déclaré « Cela fait 40 ans que vous ne reconnaissez pas la RTCN. Honte à vous. » s'oppose à l'indépendance du Kosovo.

Crise entre la Russie et la Géorgie
La Serbie et la Russie s'opposent à l'indépendance du Kosovo. La Russie a suggéré qu'elle reconnaitrait les territoires autonomes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, en cas d'indépendance du Kosovo. Le président géorgien, Mikheil Saakachvili, critiquant cette annonce de Moscou, a affirmé qu'il défendrait l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, et allait envoyer une note diplomatique à la Russie.

Célébrations avec le drapeau américain
Le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, a convoqué l'assemblée à 15 heures pour la déclaration d'indépendance. Thaçi a affirmé « Nous vivons un jour historique. » Après cette déclaration, la population a envahi les rues de Pristina, en agitant des mains des drapeaux albanais et américains.

Explosion près d'un immeuble de l'ONU
De l'autre côté, à Kosovska Mitrovica, au nord du Kosovo, une explosion a eu lieu. La police a annoncé qu'il n'y avait pas de victimes à déplorer de l'explosion, dans les environs de l'immeuble de la ville peuplée à majorité de Serbes.

Le Conseil de Sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence
Le Conseil de Sécurité s'est réuni en urgence après la déclaration d'indépendance du Kosovo, sur demande de la Russie.

L'ambassadeur permanent de l'ONU de la Russie, Vitaly Churkin, dans son entretien accordé aux journalistes avant la réunion, a expliqué avoir convoqué en urgence le Conseil de Sécurité, et qu'au cours de cette réunion à huis clos, le secrétaire générale de l'ONU Ban-Ki Moon rendrait compte des évènements en cours.

Churkin a affirmé vouloir que le Conseil se réunisse en urgence et attendre que le président de la république serbe y participe. Churkin, expliquant la volonté russe que l'UNMIK (Missions des Nations Unies au Kosovo), agissant dans la région, applique la décision 1244 des Nations Unies et considère invalide l'indépendance du Kosovo, a ajouté qu'ils étaient inquiets au sujet de la question de la sécurité dans la région.

Churkin a précisé vouloir assurer la sécurité des Serbes et des autres minorités ethniques du Kosovo, et a appelé les Serbes du Kosovo à ne pas accepter cette déclaration d'indépendance unilatérale.

Les Serbes ont manifesté dans les rues de Belgrade
Les célébration suivant la déclaration d'indépendance ont attiré beaucoup de monde. Au contraire, en Serbie, des centaines de personnes ont défilé dans la capitale Belgrade contre l'indépendance du Kosovo.

Un millier de manifestants munis de drapeaux serbes ont défilé devant l'ambassade de Slovénie, pays à la tête de la présidence tournante de l'UE, à Belgrade en scandant : « Le Kosovo est le coeur de la Serbie. »

Le leader de la manifestation a voulu transmettre une pétition à l'ambassadeur slovène. Les manifestants y demandaient : « La Serbie libre et indépendante n'est pas prête à reconnaître la dénaturation de la Serbie et du Kosovo par par la soi-disant démocratique Europe. » La pétition appelait de plus le peuple serbe à « se soulever contre cette tyrannie hors-la-loi.»

La police a établi un cordon de sécurité autour de l'ambassade, plus d'une dizaine de véhicules de police ont attendu autour de l'ambassade et de la seule mosquée de la ville (photo). Aucun incident n'a été constaté.

L'UE envoie 2 mille responsables au Kosovo
L'UE va envoyer 2 mille responsables dans la région, dans le cadre de l'EULEX, sa mission de police et de juristes au Kosovo. Ainsi, la mission composée de 1400 policiers et 600 juges et avocats sera chargée d'observer le bon déroulement de l'organisation de la sécurité publique, du droit, des sanctions et de la douane.

D'après la presse Kosovare, les responsables de l'EULEX devraient commencer à arriver au Kosovo lundi.

Dans le même temps, les membres du mouvement "Vetevendosje" (Auto-détermination), s'opposant au gouvernement des Nations Unies et de la mission de l'UE, publient des slogans comme « Non à l'UNMIK et à l'EULEX.» sur les murs au Kosovo. Le mouvement "Vetevendosje" défend le fait que le Kosovo doit décider seul de son destin et propose la mise en place d'un référendum comme solution au problème.

Violente déclaration du premier ministre serbe
De l'autre côté, le premier ministre serbe, Vojislav Koštunica a critiqué lourdement le soutien du président américain George W. Bush à l'indépendance du Kosovo.

Le premier ministre serbe, dans sa déclaration diffusée en direct à la télévision et à la radio, a dit : « Le responsable de cette violence, le président des Etats-Unis aidés de ses amis européens, aura son nom marqué en noir dans l'histoire de la Serbie. Aujourd'hui, l'Etat marionette du Kosovo situé en territoire serbe a déclaré son indépendance d'une manière illégale. C'est une provocation. Les Etats-Unis, Etat destructeur, inhumain et immoral, se sont rendus coupables de cet acte hors-la-loi et, en les lui faisant accepter, a humilié l'Union Européenne. »

Koštunica, affirmant que le pouvoir des Etats-Unis les plaçait au dessus du droit et les rendait prêt à négliger le droit international pour leurs propres intérêts, a ajouté « Les Etats-Unis et l'UE vont être responsables des bouleversements et de ses résultats à l'avenir. La Serbie refuse de se faire humilier et de céder à la force. »

samedi 25 novembre 2006

156 nouveaux corps découverts à Srebrenica

Source : Milliyet | 25/11/2006

156 corps ont été extraits d'une fosse commune découverte en début de mois, et qu'on pense être liée au massacre de Srebrenica, en Bosnie. Yasna Subotić, le porte-parole du procureur de la zone, a affirmé que 90 des corps découverts étaient entiers, et 66 décomposés. Pendant la guerre de Bosnie, a eu lieu à Srebrenica la plus grande tuerie depuis la 2nde guerre mondiale, environ 8000 musulmans y ont trouvé la mort.

vendredi 24 novembre 2006

Kotcharian en voyage officiel à Chypre

Source : Radikal | 24/11/2006

Au cours du voyage d'Etat du chef du gouvernement arménien Robert Kotcharian dans la partie grecque de Chypre, les discussions ont essentiellement concerné les relations bilatérales entre les 2 pays puis la Turquie. Kotcharian, après sa rencontre en tête à tête avec Tassos Papadopoulos, le président de la partie grecque de l'île, a expliqué que le processus d'entrée dans l'UE de la Turquie les intéressait au plus près et pourrait influencer les relations Turco-Arméniennes. Papadoulos, lui, a affirmé : « La Turquie doit remplir ses obligations à l'UE. Le véto appartient à ceux qui ne veulent pas que la Turquie le fasse. » Kotcharian, qui a signé un accord de partenariat organisationnel et de lutte commune sur les autres questions, a été reçu après sa visite par les dirigeants de l'Eglise orthodoxe grecque et va rencontrer aujourd'hui la communauté arménienne de Chypre.

jeudi 23 novembre 2006

La question chypriote pourrait être gelée

Source : Sabah | 23/11/2006

D'après Joost Lagendijk, co-président de la commission parlementaire mixte Union Européenne-Turquie : « Si une solution n’est pas trouvée d’ici 2 semaines, il est très probable que la question chypriote soit gelée. »

Au forum économique mondial, Lagendijk, dans le cadre du sommet tenu en Turquie, a répondu à la question portant sur les relations entre la Turquie et l’UE.

Lagendijk, révélant que les relations entre la Turquie et l’UE allaient plutôt bien, a affirmé qu’il ne s’attendait pas à ce qu’un accident survienne. Affirmant que le sujet le plus important concernant la Turquie et l’UE était actuellement la question chypriote, Lagendijk a expliqué que les efforts allant dans le sens de la résolution du problème allaient être soutenus dans les 2 semaines à venir.

Joost Lagendijk a souligné que si la question chypriote n’était pas résolue d’ici 2 semaines, elle serait gelée pour une période donnée, et sa résolution remise à plus tard.

Lagendijk a expliqué qu’en dehors de la question chypriote les autres sujets de négociations allaient pouvoir être poursuivis comme prévu. Il a ajouté que l’arrêt des négociations entre la Turquie et l’UE n’étaient pas dans l’intérêt de l’UE.

mercredi 22 novembre 2006

Vers une coalition entre l'Extrême-Droite et la Gauche Républicaine

Source : Aydın Hasan pour Milliyet | 22/11/2006

Une possible coalition entre le MHP (ndlr : Parti du Mouvement Nationaliste-Extrême droite), et le CHP (ndlr : Parti Populaire Républicain-Gauche Républicaine) se discute en coulisses. « Nous partageons de plus en plus d'idées avec le CHP. » affirme Mehmet Şandır, un dirigeant du MHP. ; « Les anciennes tensions sont oubliées. » ajoute quand à elle Meral Akşener.

Les félicitations reçues par Devlet Bahçeli, président du MHP, de Deniz Baykal, président du CHP, font jaser dans les coulisses politiques au sujet de l'éventualité d'une coalition après les élections. Lors d'un discours au congrès de son parti empli de reproches à l'encontre de l'AKP (ndlr : Parti de la Justice, parti au pouvoir) et du DYP (Parti de la Bonne Voie), M. Bahçeli, affirmant qu'il prévoyait une coalition avec le CHP, seul parti qu'il a épargné, a expliqué aux cadres du parti « Les anciennes tensions sont oubliées. Nous partageons de plus en plus d'idées avec le CHP au sujet de la destruction des valeurs nationales par l'AKP. »

« Vers la coalition »

Baykal, dans sa déclaration en couverture de l'édition de Milliyet d'hier, avait défini comme une avancée importante le fait que l’approche de M. Bahçeli soit basée sur les valeurs républicaines et sur les principes d'Atatürk. Un cadre du parti, qui a demandé à ce que son nom ne soit pas publié, précisant que cette avancée représentait une importance historique de leur point de vue, et rappelant les thèmes sur lesquels le CHP et le MHP avaient combattu l’un contre l’autre avant le 12 septembre 1980 (ndlr : date du coup d’Etat de l’armée turque et de l’arrivée du général Kenan Evren au pouvoir), estime : « Le pays se dirige vers une coalition MHP-CHP. A l’encontre de l’éloignement fondamental de l’AKP du sentiment national, se forme cette alternative forte. Le fait que le MHP regarde vers le passé pouvait représenter un risque pour l’éventualité d’une telle coalition. La montée en puissance au sein du MHP de ceux s’attachant au souvenir de la situation d’il ya 30 ans, et ainsi la vision du retour du MHP vers le radicalisme, allait profiter à l’AKP. Il nous fallait donc empêcher qu’Ümit Özdağ qui souhaite cette nostalgie passéiste puisse être candidat. »

Le cadre du MHP, expliquant que l’AKP avait prévu d’accuser le MHP d’être un parti "radical", continue ainsi : « Sur les documents, il s’est présenté un candidat radical mais il nous fallait empêcher le doute qu’un radical puisse diriger le MHP de naître. Des proches de l’AKP ont cherché à pousser le MHP vers le radicalisme mais ils ont échoué. Au contraire, nous partageons de plus en plus d’idées avec les partis de gauche alors qu'il était tout à fait impensable de voir des gens de sensibilité de gauche prendre place au MHP auparavant. A présent, les perceptions d’avant 1980 ont été dépassées. Les Alevis se rapprochent maintenant de notre parti. Et au congrès, notre politique dirigée dans ce sens a été approuvée. »

« Nous respectons Baykal »

L’adjoint au président du MHP, Mehmet Şandır, expliquant qu’il planifiait l’arrivée au pouvoir des politiques nationalistes en réaction à la mondialisation assiégeante, a de son côté affirmé : « Nous respectons les idées et les opinions de Baykal. En tant que MHP, nous avons le but de représenter à nous seuls un pouvoir.. Même si les conclusions que nous tirons de la politique menée par l’AKP de destruction des fondations nationales sont différentes des leurs, nous commençons à partager le même mécontentement. Nous partageons de plus en plus d’idées. ».

Membre du comité central du MHP, Meral Akşener explique : « Politiquement, les anciennes tensions entre CHP et MHP sont oubliées. La destruction par l’AKP des valeurs nationales, a modifié la situation politique. Nous rencontrons le même mécontentement contre les menaces dirigées contre la république et ses valeurs fondatrices. »

lundi 20 novembre 2006

Les Etats-Unis soutiendraient la branche Iranienne du PKK

Source : CNN Türk/Hürriyet | 20/11/2006

Le magazine The New Yorker a indiqué que le gouvernement américain soutenait de façon très marquée depuis des mois l'organisation Pejak, la branche iranienne du PKK. D'après cette information, l'intention des Etats-Unis est de "déstabiliser Téhéran".

D'après l'article de Seymour Hersh, le journaliste qui avait dévoilé le scandale de la prison d'Abou Ghraib, le soutien des Etats-Unis à Pejak se poursuit de façon très soutenue depuis 6 mois.

L'information affirme que les Etats-Unis forme et fournit un soutien logistique à cette organisation basée en Irak, lui fait entreprendre des actions en Iran ; de plus, Israël soutiendrait également cette organisation.

L'article explique également que Pejak aurait reçu une liste des cibles intéressant les Etats-Unis.

L'article ajoute finalement que le ministère de la défense américain aurait contacté en secret les leaders des minorités ethniques kurdes, azeries et baloutchies, et encouragerait leurs efforts à remettre en cause l'autorité du régime Iranien dans le Nord et dans le Sud du pays.