samedi 25 novembre 2006

156 nouveaux corps découverts à Srebrenica

Source : Milliyet | 25/11/2006

156 corps ont été extraits d'une fosse commune découverte en début de mois, et qu'on pense être liée au massacre de Srebrenica, en Bosnie. Yasna Subotić, le porte-parole du procureur de la zone, a affirmé que 90 des corps découverts étaient entiers, et 66 décomposés. Pendant la guerre de Bosnie, a eu lieu à Srebrenica la plus grande tuerie depuis la 2nde guerre mondiale, environ 8000 musulmans y ont trouvé la mort.

vendredi 24 novembre 2006

Kotcharian en voyage officiel à Chypre

Source : Radikal | 24/11/2006

Au cours du voyage d'Etat du chef du gouvernement arménien Robert Kotcharian dans la partie grecque de Chypre, les discussions ont essentiellement concerné les relations bilatérales entre les 2 pays puis la Turquie. Kotcharian, après sa rencontre en tête à tête avec Tassos Papadopoulos, le président de la partie grecque de l'île, a expliqué que le processus d'entrée dans l'UE de la Turquie les intéressait au plus près et pourrait influencer les relations Turco-Arméniennes. Papadoulos, lui, a affirmé : « La Turquie doit remplir ses obligations à l'UE. Le véto appartient à ceux qui ne veulent pas que la Turquie le fasse. » Kotcharian, qui a signé un accord de partenariat organisationnel et de lutte commune sur les autres questions, a été reçu après sa visite par les dirigeants de l'Eglise orthodoxe grecque et va rencontrer aujourd'hui la communauté arménienne de Chypre.

jeudi 23 novembre 2006

La question chypriote pourrait être gelée

Source : Sabah | 23/11/2006

D'après Joost Lagendijk, co-président de la commission parlementaire mixte Union Européenne-Turquie : « Si une solution n’est pas trouvée d’ici 2 semaines, il est très probable que la question chypriote soit gelée. »

Au forum économique mondial, Lagendijk, dans le cadre du sommet tenu en Turquie, a répondu à la question portant sur les relations entre la Turquie et l’UE.

Lagendijk, révélant que les relations entre la Turquie et l’UE allaient plutôt bien, a affirmé qu’il ne s’attendait pas à ce qu’un accident survienne. Affirmant que le sujet le plus important concernant la Turquie et l’UE était actuellement la question chypriote, Lagendijk a expliqué que les efforts allant dans le sens de la résolution du problème allaient être soutenus dans les 2 semaines à venir.

Joost Lagendijk a souligné que si la question chypriote n’était pas résolue d’ici 2 semaines, elle serait gelée pour une période donnée, et sa résolution remise à plus tard.

Lagendijk a expliqué qu’en dehors de la question chypriote les autres sujets de négociations allaient pouvoir être poursuivis comme prévu. Il a ajouté que l’arrêt des négociations entre la Turquie et l’UE n’étaient pas dans l’intérêt de l’UE.

mercredi 22 novembre 2006

Vers une coalition entre l'Extrême-Droite et la Gauche Républicaine

Source : Aydın Hasan pour Milliyet | 22/11/2006

Une possible coalition entre le MHP (ndlr : Parti du Mouvement Nationaliste-Extrême droite), et le CHP (ndlr : Parti Populaire Républicain-Gauche Républicaine) se discute en coulisses. « Nous partageons de plus en plus d'idées avec le CHP. » affirme Mehmet Şandır, un dirigeant du MHP. ; « Les anciennes tensions sont oubliées. » ajoute quand à elle Meral Akşener.

Les félicitations reçues par Devlet Bahçeli, président du MHP, de Deniz Baykal, président du CHP, font jaser dans les coulisses politiques au sujet de l'éventualité d'une coalition après les élections. Lors d'un discours au congrès de son parti empli de reproches à l'encontre de l'AKP (ndlr : Parti de la Justice, parti au pouvoir) et du DYP (Parti de la Bonne Voie), M. Bahçeli, affirmant qu'il prévoyait une coalition avec le CHP, seul parti qu'il a épargné, a expliqué aux cadres du parti « Les anciennes tensions sont oubliées. Nous partageons de plus en plus d'idées avec le CHP au sujet de la destruction des valeurs nationales par l'AKP. »

« Vers la coalition »

Baykal, dans sa déclaration en couverture de l'édition de Milliyet d'hier, avait défini comme une avancée importante le fait que l’approche de M. Bahçeli soit basée sur les valeurs républicaines et sur les principes d'Atatürk. Un cadre du parti, qui a demandé à ce que son nom ne soit pas publié, précisant que cette avancée représentait une importance historique de leur point de vue, et rappelant les thèmes sur lesquels le CHP et le MHP avaient combattu l’un contre l’autre avant le 12 septembre 1980 (ndlr : date du coup d’Etat de l’armée turque et de l’arrivée du général Kenan Evren au pouvoir), estime : « Le pays se dirige vers une coalition MHP-CHP. A l’encontre de l’éloignement fondamental de l’AKP du sentiment national, se forme cette alternative forte. Le fait que le MHP regarde vers le passé pouvait représenter un risque pour l’éventualité d’une telle coalition. La montée en puissance au sein du MHP de ceux s’attachant au souvenir de la situation d’il ya 30 ans, et ainsi la vision du retour du MHP vers le radicalisme, allait profiter à l’AKP. Il nous fallait donc empêcher qu’Ümit Özdağ qui souhaite cette nostalgie passéiste puisse être candidat. »

Le cadre du MHP, expliquant que l’AKP avait prévu d’accuser le MHP d’être un parti "radical", continue ainsi : « Sur les documents, il s’est présenté un candidat radical mais il nous fallait empêcher le doute qu’un radical puisse diriger le MHP de naître. Des proches de l’AKP ont cherché à pousser le MHP vers le radicalisme mais ils ont échoué. Au contraire, nous partageons de plus en plus d’idées avec les partis de gauche alors qu'il était tout à fait impensable de voir des gens de sensibilité de gauche prendre place au MHP auparavant. A présent, les perceptions d’avant 1980 ont été dépassées. Les Alevis se rapprochent maintenant de notre parti. Et au congrès, notre politique dirigée dans ce sens a été approuvée. »

« Nous respectons Baykal »

L’adjoint au président du MHP, Mehmet Şandır, expliquant qu’il planifiait l’arrivée au pouvoir des politiques nationalistes en réaction à la mondialisation assiégeante, a de son côté affirmé : « Nous respectons les idées et les opinions de Baykal. En tant que MHP, nous avons le but de représenter à nous seuls un pouvoir.. Même si les conclusions que nous tirons de la politique menée par l’AKP de destruction des fondations nationales sont différentes des leurs, nous commençons à partager le même mécontentement. Nous partageons de plus en plus d’idées. ».

Membre du comité central du MHP, Meral Akşener explique : « Politiquement, les anciennes tensions entre CHP et MHP sont oubliées. La destruction par l’AKP des valeurs nationales, a modifié la situation politique. Nous rencontrons le même mécontentement contre les menaces dirigées contre la république et ses valeurs fondatrices. »

lundi 20 novembre 2006

Les Etats-Unis soutiendraient la branche Iranienne du PKK

Source : CNN Türk/Hürriyet | 20/11/2006

Le magazine The New Yorker a indiqué que le gouvernement américain soutenait de façon très marquée depuis des mois l'organisation Pejak, la branche iranienne du PKK. D'après cette information, l'intention des Etats-Unis est de "déstabiliser Téhéran".

D'après l'article de Seymour Hersh, le journaliste qui avait dévoilé le scandale de la prison d'Abou Ghraib, le soutien des Etats-Unis à Pejak se poursuit de façon très soutenue depuis 6 mois.

L'information affirme que les Etats-Unis forme et fournit un soutien logistique à cette organisation basée en Irak, lui fait entreprendre des actions en Iran ; de plus, Israël soutiendrait également cette organisation.

L'article explique également que Pejak aurait reçu une liste des cibles intéressant les Etats-Unis.

L'article ajoute finalement que le ministère de la défense américain aurait contacté en secret les leaders des minorités ethniques kurdes, azeries et baloutchies, et encouragerait leurs efforts à remettre en cause l'autorité du régime Iranien dans le Nord et dans le Sud du pays.